jeudi 10 septembre 2015

La manipulation comme politique migratoire


Les migrants qui affluent sur le sol européen sont célébrés comme jadis l’étaient les héros de nos guerres. Les associations et les quelques « bonnes âmes » leur réservent une haie d’honneur parfois nourrie par des salves d’applaudissements. Les hommes politiques, les médias et les intellectuels n’acceptent plus que la moindre voix discordante vienne troubler la partition multiculturaliste. Sur la question, « le vrai clivage oppose les démocrates à l’extrême droite », affirme Patrick Dupriez, co-président d’Ecolo. Faut-il en conclure que plus de sept belges sur dix, inquiets de voir une marée déferler sur le continent, sont d’odieux racistes ? Non, évidemment. La question des migrants est, en réalité, l’objet de toutes les manipulations (culpabilisation, appel aux émotions, mainmise sur la parole publique…) de la part du « camp du Bien » montant en agressivité pour mieux masquer le fossé le séparant du peuple.

Les élites se déclarent unanimement prêtes à ouvrir les frontières au tout-venant et donc à accueillir toute la misère du monde. Les réfugiés ne sont pourtant jamais les bienvenus dans leurs tours d’ivoire. Dans sa conférence de presse de rentrée, François Hollande affirmait n’avoir « aucune maison secondaire disponible » : peut-être pensait-il, à ce moment précis, que chaque Français en possédât une à mettre à la disposition de la bonne cause ? Marc Lavoine, figurant parmi les artistes mobilisés pour les réfugiés, n’est pas prêt à en accueillir chez lui car « la solidarité humaine doit être réfléchie ensemble ». Dans une communication dont ils ont le secret, les Verts européens ont déclaré souhaiter accueillir des migrants au sein du Parlement, faisant fi de toutes les règles élémentaires de sécurité dans de tels lieux.