mercredi 16 mars 2016

Le monde politique d'après

Nous changeons de paradigme. Il est un fait, désormais acquis, que les forces de pensée aujourd’hui vouées aux gémonies, car taxées de nazisme et d’autres amabilités –par le biais des points Godwin et de la reductio ad hitlerum- finiront –ce n’est qu’une question de temps- par gagner la bataille des idées. Victimes des tours de passe-passe des auto-proclamés « démocrates », elles parviennent plus difficilement à accéder au pouvoir. Participer aux affaires n’aura d’ailleurs rien d’une sinécure. Et pas uniquement parce qu’il faudra, au préalable, démêler le monde actuel.

Pour avoir laissé entendre que l’arrivée des migrants était en réalité une invasion, le groupe Sudpresse a dû faire face à un déferlement de plaintes, provenant essentiellement de particuliers, au Conseil de déontologie journalistique. En raison de son discours ferme sur l’immigration –mais aussi, soyons de bon compte de son goût pour l’agitation et de ses mauvaises manières-, le tumultueux Donald Trump, impétrant au poste suprême des Etats-Unis, voit s’abattre sur lui les critiques de toute une caste acquise au politiquement correct. Ce ne sont là que deux exemples : tous les adversaires du politiquement correct ont déjà eu à subir le comportement agressif, injurieux ou malhonnête des adeptes du camp du bien.