lundi 26 juin 2017

Des hommes pour un combat de civilisation

Au fil de mes pérégrinations sur les terres bruxelloises, wallonnes et européennes –je ne m’aventure jamais vraiment au-delà de ce monde connu-, il m’arrive souvent de penser que la lutte au nom d’une certaine idée de la civilisation et de l’homme, que je mène avec d’autres, est perdue.

On pourra citer, parmi les causes de la défaite programmée, des raisons aussi diverses que l’évolution démographique –comprenez le remplacement de population-, l’intérêt égoïste des élites ou encore le fatalisme, mais la réalité est plus cruelle : la déréliction actuelle découle de la morale de vaincu instillée dans toutes les strates de la société.

La défense de l’identité basée sur l’héritage des siècles n’est en effet plus menée, à la hussarde et pour le panache, que par quelques irréductibles, forcément trop peu nombreux, qui ne transigeront jamais sur l’essentiel. Les autres, que je prends pour des lâches, des soumis et/ou des traîtres qui, en des périodes plus nobles, auraient été emprisonnés ou fusillés, ont renoncé, se sont tapis dans l’apathie ou ont entrepris de collaborer avec les forces ennemies.